Gaz de schiste, Richard Marois insiste pour un débat

13.11.2012

Richard Marois, président du CREM et environnementaliste revient à la charge avec le dossier des gaz de schiste et son utilisation au Québec.

Il rappelle avoir cité André Boisclair qui avait affirmé que 30 % du gaz énergétique utilisé au Québec est importé de ressources exploitées en Alberta.

Toutefois, le Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la région Ouest Montérégie a dit que c’est en réalité 4 % seulement du gaz importé provient du schiste.

Richard Marois a dit vendredi au FM 103,3 vouloir susciter un débat, ne pas être nécessairement en faveur de l’exploitation du gaz de schiste, mais, selon lui la société doit en parler.

Richard Marois affirme que le débat doit porter notamment sur une utilisation globale du gaz en province, pas uniquement sur le gaz de schiste.

L’environnementaliste parle de définir un niveau d’acceptabilité sociale et non se laisser porter par l’émotion.

Par ailleurs, en ce qui a trait au développement de l’éolien, comme suggéré par le Regroupement,
l’environnementaliste se dit fortement en faveur de ce type d’énergie, mais rappelle que très souvent ce sont les citoyens qui s’y opposent.

«Drill, Pauline, drill ?»

Pauline Marois a joué les deuxièmes violons dans l’actualité politique, vendredi, pendant que Gilles Vaillancourt confirmait sa démission après 23 années à la mairie de Laval sous une pluie d’allégations de corruption. Pourtant, ses propos endossant la prospection et l’exploitation pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent pourraient être bien plus significatifs pour les Québécois qu’un maire déchu, fut-il roitelet de sa banlieue.

Le discours de Mme Marois devant la chambre de commerce de Montréal métropolitain a fourni à date le plus solide appui à l’exploitation de cette ressource controversée.

Vrai, ce n’était pas un changement de discours pour Mme Marois. Elle a été conséquente avec ses sorties publiques sur le sujet depuis plusieurs mois. Mais elle est maintenant première ministre du Québec et le poids de ses paroles a gagné en importance.

Pauline Marois a présenté des éléments de son plan économique et elle a endossé de façon très nette l’exploitation des ressources pétrolières au Québec.

«Il faut amorcer notre transition vers les énergies propres», a engagé la première ministre, «mais pour la période de transition et pour assurer notre demande résiduelle, le Québec ne doit pas hésiter à exploiter son propre potentiel pétrolier.»

Étonnamment, Martine Ouellet, la nouvelle ministre des ressources naturelles, s’est déclarée en accord avec cette avenue. Pour le gaz de schiste, pourtant, elle n’avait pas perdue une seconde pour jeter un doute sur la capacité de l’exploiter de manière vertueuse.

Dans le golfe du Saint-Laurent, à proximité des îles de la Madeleine et Anticosti, le sous-sol marin pourrait receler quelques 30 milliards de barils de pétrole. À 100$ le baril au cours actuel, le Québec dormirait sur un potentiel sur un potentiel de 3000 milliards$. Mais cette exploitation n’est pas sans risque. Le golfe est un milieu fragile et délicat; l’extraction en eau froide est plus difficile que dans le golfe du Mexique, par exemple. Plusieurs appellent à la prudence, voire à l’interdiction de l’exploitation, comme la Fondation Davis Suzuki.

Le gouvernement du Parti québécois est torturé par l’attrait financier de cette manne. Dans ses rangs, plusieurs citent la Norvège et tous ses programmes sociaux que le pétrole de la mer du Nord lui a permis de se doter. Maintenant que le PQ a tous les chiffres du budget québécois sous les yeux, il réalise que les coffres sont plus vides qu’il ne le croyait. Le potentiel pétrolier de la Belle Province est peut-être un début de baguette magique pour régler l’imbroglio financier.

Évidemment, les ardeurs québécoises seront tempérées par la frange environnementaliste réfractaire à toute activité industrielle qui pourrait mettre en péril la nature du Québec. Peut-être que même son ministre de l’Environnement, Daniel Breton, sera du lot.

Enfin, un autre facteur se profile à l’horizon en faveur de l’exploitation de cette ressource: le gouvernement fédéral. D’ici deux ans, Ottawa doit revoir la méthode de calcul de la péréquation. Dans la somme des revenus des provinces, Stephen Harper pourrait proposer d’inclure le «potentiel» de revenus des ressources naturelles, qu’elles soient exploitées ou non. Si le fédéral estimait, juste à titre d’exemple, que le Québec pourrait tirer 2 milliards$ par an de son potentiel pétrolier et gazier, il serait ainsi justifié de réduire d’autant le paiement de péréquation au Québec.

Alors plutôt que de perdre 2 milliards$ en péréquation, Québec se verrait un peu forcer la main pour les trouver.

Il ferait sans doute plaisir à M. Harper de démontrer au reste du Canada qu’il a «débranché» le Québec du « respirateur artificiel» qu’est la péréquation.

C’est un peu machiavélique tout ça. Mais c’est peut-être un autre argument derrière l’appui de Pauline Marois à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières dans le golfe. Ce qui lui ferait dire, un peu à la manière de Sarah Palin et de son pétrole de l’Alaska: «Drill, baby, drill!»

Est-ce une bonne chose? Le potentiel vaut au moins la peine d’être étudié. Pour le reste, le Québec a le temps de voir venir.

Source: Le devoir

Le gaz de schiste peut être exploité proprement, selon l’AIE

L’économiste en chef de l’AIE, Fatih Birol, a estimé qu’il était possible d’exploiter «proprement» le gaz de schiste moyennant de gros investissements technologiques, dans un entretien avec le Monde publié lundi.

«Je crois qu’il est possible d’exploiter proprement le gaz de schiste à condition de fixer un cadre réglementaire très strict aux industriels qui devront faire des investissements technologiques importants. Mais le jeu en vaut la chandelle, car les bénéfices à tirer de cette ressource peuvent être très élevés», a déclaré M. Birol.

Ce dernier s’est par ailleurs interrogé sur les objectifs de la France en matière d’énergie, le gouvernement ayant fermé la porte à l’exploitation du gaz de schiste en confirmant l’interdiction de la facturation hydraulique, seule technologie existante permettant de l’extraire du sous-sol. «je respecte la décision du gouvernement français. Mais il faut en mesurer les conséquences. La France réduit la part nucléaire, interdit le gaz de schiste et vise à limiter plus fortement ses émissions de CO2. Ces trois éléments sont-ils compatibles? Je n’en suis pas sûr», a-t-il déclaré au quotidien.

Le gouvernement français avait rejeté la semaine dernière la proposition figurant dans le rapport Gallois sur la compétitivité de procéder à des recherches sur les technologies d’extraction des gazs de schiste.

Source: Agence France-Presse

Les experts au rancart

30.10.2012

La Presse, QC, Canada

La lourde peine de prison infligée aux sismologues italiens a suscité une avalanche de critiques. Au Canada, l’abandon du questionnaire long de Statistique Canada, la destruction de la banque de données du régime des armes à feu, l’attrition des laboratoires fédéraux en recherche, le désengagement du pays envers Kyoto, l’obligation des scientifiques fédéraux d’avoir une permission avant de s’adresser au public – et j’en passe -, a soulevé le même tollé de la part des scientifiques.

Au Québec, toutes ces dérives de l’intrusion de l’État dans la vie scientifique ont été vivement dénoncées. Mais dans la vraie vie, comment les décisions se prennent-elles? Le passé récent est plutôt alarmant.

La fermeture de Gentilly-2 est annoncée avant la parution du rapport d’Hydro-Québec. Malgré la critique d’ingénieurs sur le réalisme des coûts avancés, il n’est pas question de s’informer davantage. La décision est irrévocable.

Avant que les États généraux sur l’éducation supérieure tranchent, le ministre responsable nous dit douter que les universités aient besoin de financement supplémentaire.

Non content des décisions du BAPE dans le passé, un ministre s’empresse de mettre à la porte le président. À la direction de l’Agence métropolitaine de Montréal, un organisme hautement technique, on nomme un ancien député. À certains égards, cette non-confiance envers nos institutions ne semble-t-elle pas nous ramener au temps de Duplessis?

Le ministre Sylvain Gaudreault s’est empressé d’annuler la décision, prise par son ministère, d’abolir son service de vérification sur les projets d’infrastructures municipaux. Qui à la place sera licencié? L’attrition de l’expertise pointue dans les ministères date de 15 ans. Cette règle du remplacement d’un fonctionnaire pour deux départs va-t-elle être ajustée?

Vivement un moratoire sur l’uranium, même si les scientifiques sont rassurants. Le moratoire sur le gaz de schiste est en vigueur avant que le rapport sur l’évaluation environnementale stratégique paraisse. En haut lieu, on doute que la composition du comité soit équilibrée. Horreur, une personne de l’industrie fait partie du comité! Désormais, pour qu’un comité soit crédible, il doit être composé de personnes qui de près ou de loin n’ont aucun lien avec le domaine étudié, à part bien sûr si on est écologiste. Au passage, l’oligarchie dénoncée par Hervé Kempf peut s’exprimer de diverses façons. La pire est celle où le pouvoir s’associe des conseillers aux idées préconçues.

Pas question qu’on aille de l’avant avec le gaz de schiste tant que l’on aura pas plus d’information. Mais en même temps, pas question de faire de l’exploration pour en connaître plus sur cette ressource. Qui a dit que c’est en travaillant que l’on apprend à travailler? Cette vision que l’expérience doit être remplacée par l’attente et la réflexion théorique est un changement de paradigme majeur, car de tout temps, la connaissance et les faits viennent de ceux qui travaillent sur le terrain, pas de ceux qui pensent tout savoir.

La «nouvelle démocratie citoyenne» du Québec est-elle plus pro-connaissance? Y a-t-il encore une place pour la science et le génie, ainsi que l’expertise pointue auprès de nos politiciens? Pas sûr. Dans bien des domaines, l’époque actuelle suggère les modes «pause et reset», sans jamais en étudier à fond les conséquences, sans jamais s’associer les experts qui pourtant ont une connaissance plus détaillée du fonctionnement des choses.

La science, l’industrie et les corps professionnels n’ont pas réponse à tout, mais ne pas considérer leur expertise dans des décisions politiques est dangereux. Cette méfiance chronique envers toute expertise pointue s’apparente beaucoup plus à une époque révolue pleine de préjugés et de sciences infuses, genre Crédit social de Réal Caouette, qu’à celle d’une vision progressiste de la société où tous les intervenants ont une contribution à faire.

Doute, humilité, respect de l’opinion des autres, voilà des valeurs scientifiques auxquels tous devraient adhérer.

Source : http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201210/26/01-4587570-les-experts-au-rancart.php

Le Cégep de Thetford impressionne encore

29.10.2012

L’accueil très enthousiaste de l’industrie pour les différentes formations offertes par le Cégep était sans équivoque puisqu’on y voit une opportunité de créer un bassin de main-d’œuvre qualifiée au Québec.

En plus de donner un aperçu des travaux en cours pour enrichir son offre de service dans le domaine, le Cégep a présenté une série de formations axées sur la santé et sécurité dans l’exploitation gazière et pétrolière. Ces formations, répondant aux exigences particulières du secteur des hydrocarbures, sont maintenant disponibles autant pour les entreprises québécoises que pour les entreprises de l’Ouest canadien désirant recruter de la main-d’œuvre au Québec.

Par ailleurs, une dizaine d’étudiants en technologie minérale ont eu la chance de participer aux activités de cette conférence et d’acquérir des connaissances spécifiques au niveau de l’exploitation gazière et pétrolière. Étant à leur dernière année d’étude, cela leur a aussi permis de voir de nouvelles opportunités d’emploi se présentant à eux. En plus d’assister aux conférences, les étudiants et représentants du Cégep ont pu échanger avec monsieur Lucien Bouchard, président de l’APGQ, ainsi que madame Martine Ouellet, ministre des Ressources naturelles.

Rappelons que le Cégep de Thetford offre depuis plus de quarante ans le diplôme d’études collégiales en technologie minérale, ce qui lui assure l’expertise et la crédibilité recherchée par l’industrie des hydrocarbures.

Source: http://www.courrierfrontenac.qc.ca/Societe/Education/2012-10-28/article-3108937/Le-Cegep-de-Thetford-impressionne-encore/1

Mise au point du président de l’APGQ, Me Lucien Bouchard

21.09.2012

Montréal, le 21 septembre 2012 – Voici le texte d’une déclaration du président de l’Association,     Me Lucien Bouchard :

L’Association pétrolière et gazière du Québec s’étonne de certaines déclarations faites hier, à l’entrée et à la sortie du premier conseil des ministres du gouvernement de madame Pauline Marois.

La confusion règne, en particulier sur ce qu’il advient du mandat du Comité de l’évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste ainsi que de la suite de ses travaux en cours.

  • L’annonce du renvoi du dossier au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) signifie-t-elle la révocation du mandat du Comité et la dissolution de ce dernier?
  • Le Comité poursuivra-t-il ses activités et déposera-t-il un rapport soumis pour une deuxième fois au BAPE, qui siégerait alors en appel?
  • Qu’entend la ministre des Ressources naturelles par le « moratoire complet » qu’elle a annoncé?
  • Le gouvernement a-t-il déjà conclu, à l’instar de la ministre, d’imposer de toute façon un moratoire à l’exploration et à l’exploitation du gaz naturel de schiste, peu importe les résultats des études en cours ou à venir?
  •  Comment expliquer l’interdit inconditionnel et a priori de la ministre alors que, du côté de nos voisins du sud, le président Obama s’est engagé à poursuivre activement l’exploitation de cette ressource pour des raisons à la fois environnementales et liées à l’atteinte de l’indépendance énergétique de son pays, objectif que s’est également donné la première ministre du Québec, dans sa déclaration d’avant-hier?
  • Pourquoi ne pas se réserver la possibilité de prendre en compte les nombreuses études déjà faites ailleurs qui concluent à l’existence de technologies sécuritaires pour extraire cette ressource dont l’exploitation, aux États-Unis seulement, créer jusqu’à 600 000 emplois, selon le président américain?

Il faut signaler que le Comité de l’évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste a déjà confié plusieurs mandats d’études à des groupes spécialisés et qu’une des questions analysées est justement l’examen scientifique des technologies qui permettront le développement du gaz naturel de schiste dans le respect de l’environnement, de manière sécuritaire et de façon responsable.

Si l’existence de ce Comité est maintenue, il serait imprudent d’en devancer les conclusions et encore plus téméraire de nier les innovations technologiques déjà réalisées aussi bien que la possibilité de progresser dans ce domaine. À cet égard :

  • Comment comprendre le reproche de partialité adressé par la ministre aux membres du Comité, alors qu’à l’encontre de toutes les règles et de tous les usages, elle se trouve à prévenir le BAPE de sa décision déjà arrêtée de rejeter toute recommandation de sa part qui serait éventuellement favorable à l’exploitation de la ressource?
  • Subsiste-t-il, dans ces conditions, une marge à l’arbitrage final du gouvernement?

Rappelons que le BAPE a déjà été saisi de ce dossier et qu’après des audiences publiques, des études et des délibérations, il a conclu, en 2010, à la nécessité de transmettre le tout à des experts, recommandant de constituer à cette fin le Comité d’évaluation environnementale stratégique sur le gaz de schiste maintenant dénoncé par la ministre.

De toute façon, une décision gouvernementale d’imposer formellement un moratoire prendrait les allures d’un coup de pied dans une porte ouverte puisque, depuis maintenant plus de deux ans, et certainement encore pour deux ou trois autres années, il n’y a et n’y aura pas d’exploration, et encore moins de production, de gaz de schiste sur le territoire québécois.

De toute évidence, ce n’est pas à tourner en rond dans un processus sans fin ni à changer les règles du jeu en cours de partie que nous pourrons aboutir rationnellement et sereinement à une solution conforme à l’intérêt public, et fondée sur la rigueur scientifique ainsi que sur les avancées technologiques.

Enfin, il y a lieu de rappeler que les entreprises membres de l’APGQ ont pleinement coopéré avec les instances gouvernementales. Elles ont accepté de suspendre toutes leurs opérations et d’attendre les résultats des études en cours. Aussi, réitèrent-elles ici leur engagement à maintenir leur soutien à la démarche déjà fixée par le gouvernement pour éclairer les décisions qu’il devra prendre.

On comprendra dès lors l’APGQ de solliciter une rencontre avec les autorités publiques pour élucider les questions soulevées plus haut et poursuivre le dialogue déjà amorcé avec le gouvernement.

 

Source :
Stéphane Gosselin
Directeur général
Association pétrolière et gazière du Québec

Téléphone : 1 877 461 1205

Nouvelle étude: «aucune preuve» d’un lien entre la fracturation hydraulique et la contamination de l’eau

20.02.2012

Tel que mentionné dans le Journal de Montréal ces derniers jours, une nouvelle étude de l’Institut de l’énergie de l’Université du Texas à Austin, «Règlementation fondée sur des faits pour la protection de l’environnement dans le développement du gaz de schiste, » n’a trouvé «aucune preuve» que la fracturation hydraulique conduisait à la contamination des eaux souterraines.

Les auteurs ont noté que les rapports de contamination surviennent parfois en raison de mauvaise cimentation des caissons de puits et lors de déversements au site de forage – des questions qui ne sont pas liées à la fracturation.

La nouvelle étude a été présentée la semaine dernière à Vancouver. Cette étude n’est que le plus récent développement démontrant que la fracturation hydraulique, lorsqu’elle est effectuée selon les normes de sécurité dans un environnement bien réglementé, ne contamine pas les eaux souterraines.

Les auteurs de l’étude ont également déclaré que le développement du gaz naturel est «essentiel à la sécurité énergétique des États-Unis et du monde.»

l’APGQ vous invite à prendre connaissance de cette importante étude en cliquant ici.

La crise Japonaise et le gaz naturel

17.02.2012

L’article de Mari Iwata publié dans l’édition du 13 février 2012 du Wall Street Journal offre un compte-rendu de la situation énergétique japonaise.

La situation énergétique au Japon est en métarmorphose complète depuis les tragiques événements reliés au tremblement de terre survenu en 2011. Ces événements ont causé d’importants dommages collatéraux à l’industrie nucléaire dans le pays: seulement 3 des 54 centrales nucléaires japonaise sont aujourd’hui en opération. Le scénario d’un été 2012 sans énergie nucléaire est évoqué, alors que ce secteur fournit 30% de l’électricité du pays annuellement.

La crise du secteur nucléaire laisse le Japon dans une situation énergétique difficile. Afin de répondre à ces défis, le Japon se tourne de plus en plus vers le gaz naturel, ressource qu’il ne produit qu’en petite quantité, soit moins de 4% du gaz utilisé dans le pays.

L’article du Wall Street Journal souligne que la demande japonaise est en train de relancer à la hausse le marché du gaz naturel. Cette relance est visible sur plusieurs fronts, notamment par l’annonce de gigantesques projets de développement gazier ainsi que par les indicateurs économiques japonais. Seulement en 2011, les importations de gaz ont augmenté de plusieurs milliards de dollars.

Les Japonais ont donc choisi de se tourner vers le gaz naturel pour plusieurs raisons, mais principalement parce que[i]: « Les utilisateurs Japonais considèrent le gaz naturel comme étant plus propre que le charbon, moins dispendieux que le pétrole et plus facilement intégrable que l’énergie solaire et éolien. »

[i] Traduction Libre

50 ans de succès de fracturation hydraulique en Saskatchewan

14.02.2012

buy a research paper onlinep>Le sous-ministre de l’Energie et des Ressources de la Saskatchewan, M. Kent Campbell, a écrit une lettre ouverte au quotidien le Star Phoenix  dans laquelle il présente sa vision du développement des hydrocarbures en Saskatchewan. Plus précisément, le sous-ministre présente le mécanisme de fracturation hydraulique, tant concernant son opération que les défis qu’elle comporte.

A la lecture des propos de M. Kent, on comprend mieux les technologies utilisées et on constate que la Saskatchewan peut s’appuyer sur un long historique en matière de pétrole et de gaz. Le sous-ministre peut donc appuyer ses propos sur l’expertise développée en Saskatchewan et affirmer qu’il est, sans conteste, possible d’assurer un développement responsable de ces ressources.

Nous vous invitons à lire l’article au complet ici, mais souhaitons aussi attirer votre attention sur le bilan de cette technologie en Saskatchewan(1) :

«Cette technologie est utilisée en toute sécurité en Saskatchewan depuis plus de 50 ans sur environ 33 500 puits de pétrole et de gaz. Ce sont les technologies combinées de forage horizontal et de fracturation qui ont débloqué les richesses énergétiques de Bakken, dans le sud de la Saskatchewan. Sans la fracturation hydraulique, le potentiel aurait été largement sous-développé.

Bakken est maintenant reconnu comme l’un des plus grands gisements de pétrole en Amérique du Nord. Des technologies telles que la fracturation sont importantes pour la croissance et le développement du pétrole et du gaz en Saskatchewan. Actuellement, le développement des hydrocarbures représente environ 20 pour cent du produit intérieur brut provincial et fournit des emplois à plus de 32.000 personnes.

(…)

La fracturation hydraulique a été appliquée en toute sécurité dans les opérations pétrolières et gazières de la Saskatchewan pendant des décennies.

Le système de réglementation que nous avons mis en place nous permet de continuer à réaliser d’importants bénéfices économiques de notre industrie pétrolière et gazière tout en maximisant la protection de l’environnement.»

(1): Traduction libre

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Chrysler amorce un virage technologique vers le gaz naturel

03.02.2012

En novembre 2011, l’APGQ a mis en ligne deux billets (Pour un parc automobile plus vert : le gaz naturel ainsi que Le gaz naturel, avenir de l’automobile) concernant le virage technologique des grands constructeurs automobiles en faveur du gaz naturel. En effet, nous souhaitions informer nos lecteurs que plusieurs compagnies automobiles placent maintenant le gaz naturel au centre de la transition environnementale du transport motorisé.

La raison est simple : l’utilisation du gaz naturel dans le transport motorisé offre une performance technique et environnementale considérable tout en étant hautement économique.

Nous vous invitons à prendre connaissance de l’article suivant paru dans un média québécois qui annonce que c’est maintenant au tour du grand constructeur automobile Chrysler d’offrir des moteurs au gaz naturel dans ses produits.

Selon l’article, la performance écologique de cette nouvelle technologie est impressionnante : une réduction de 25% de pollution comparée à l’essence. Cette performance est significative lorsqu’on sait que le principal secteur d’émission de GES au Québec est le transport automobile.

En effet, selon l’inventaire publié le 4 novembre 2011 par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), c’est le secteur du transport qui est le principal émetteur de GES (43,5%). Ensuite, vient  l’industrie (28%), le chauffage des bâtiments (14%), l’agriculture (7,9%) et les déchets (5,9%).

La présence du gaz naturel dans le parc automobile québécois permettrait au Québec d’améliorer ses performances environnementales et, ainsi, de se rapprocher des cibles de Kyoto.