Le gaz de schiste aussi polluant que le charbon et le pétrole? Soyons sérieux!

18.04.2011

Une étude menée par le professeur Robert Howarth de l’Université Cornell, dans l’État de New York, tente de démontrer que le gaz de schiste génère autant d’émissions de gaz à effet de serre (GES) que le charbon, le pétrole ou le gaz conventionnel.

Malheureusement, cette étude se base sur une mauvaise prémisse car l’auteur de l’étude n’utilise pas les paramètres généralement acceptés, notamment par l’Organisation des Nations Unies, pour déterminer le Potentiel de réchauffement global (PRG). Celui-ci est un indice de comparaison qui quantifie la contribution marginale d’un GES au réchauffement mondial, comparativement à celle du dioxyde de carbone (CO2).

L’auteur de l’étude tire des conclusions basées sur l’analyse de l’effet du méthane sur une période de 20 ans, alors que les experts scientifiques reconnus sont d’avis que les évaluations doivent être plutôt déterminées sur un horizon de 100 ans. De plus, l’auteur et son équipe ont reconnu avoir utilisé des données préliminaires incomplètes et dont la fiabilité pouvait être discutable.

Ces derniers pèchent aussi par simplisme lorsqu’ils affirment qu’entre 3,6 % et 7,9 % de la production totale d’un puits s’échappe dans l’atmosphère. Pour ce faire, ils soustraient le volume de gaz acheminé de celui du gaz produit et soutiennent que la différence constitue une perte. Or, cette conclusion est erronée car elle fait abstraction de certaines pratiques pourtant connues, par exemple : 1) certains gaz sont liquéfiés (butane, propane) et vendus séparément; 2) des compresseurs situés le long d’un gazoduc s’approvisionnent directement à même celui-ci, en raison de l’inexistence de sources d’alimentation électrique.

Test à l’appui : l’eau de fracturation d’un puits de gaz de schiste est facile à traiter

24.02.2011

Dans un article du Soleil paru le 19 février dernier, on y apprend de la plume de Jean-François Cliche que des tests ont été effectués par la Ville de Trois-Rivières sur de l’eau de fracturation d’un puits de gaz de schiste de la gazière Talisman situé à Fortierville. Résultat : l’eau « n’est pas particulièrement sale ni difficile à traiter ».

Les tests, qui comprenaient une trentaine de paramètres, ont été réalisés en janvier dernier. On peut lire dans l’article : « Comme on le fait souvent pour tester la toxicité de l’eau, des truites et des daphnies ont même été plongées pendant 10 jours dans l’eau de fracturation non traitée d’une des 22 livraisons. Les truites, un poisson pourtant réputé intolérant à la pollution, ont survécu à ce traitement, mais les daphnies n’ont cependant pas eu cette chance. » Le technicien en épuration des eaux de la Ville de Trois-Rivières ajoute qu’il ne sait pas « […] à quoi les daphnies sont plus sensibles par rapport aux truites, c’est une question que je vais devoir éclaircir. »

Le journaliste rapporte aussi que « […] l’eau qui a servi à fracturer le puits de Fortierville respectait, avant même d’avoir été traitée, les normes de rejet dans l’environnement (pour l’éthylèneglycol et le diéthylèneglycol), quand ce n’était pas carrément les normes pour l’eau potable (sulfates, nitrites/nitrates, benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes et baryum). »

Les concentrations d’huiles et de graisses minérales étaient toutefois élevées. Mais comme le rapporte le journaliste : «[…] si l’on y trouve d’assez grandes quantités de graisses minérales, il semble qu’elles soient assez propres, avant même d’avoir été traitées, pour que la truite y survive… ».

Le journaliste a également publié un billet sur son blogue avec un peu plus de renseignements sur le sujet. Ce blogue suit l’actualité scientifique.

Gaz de schiste: Oui en Colombie-Britannique, oui au Nouveau-Brunswick, et pourquoi pas oui au Québec ?

23.02.2011

Le 22 février dans une lettre ouverte sur Cyberpresse.ca, Gerry Angevine, économiste principal du Centre des ressources mondiales de l’Institut Fraser affirme, arguments à l’appui, que le développement et l’exploitation des cialis pricing gaz de schiste peuvent se faire de façon responsable et sécuritaire, dans le respect de l’environnement.

M. Angevine ajoute que l’exploitation des gaz de schiste est acceptée des communautés et des autorités ailleurs en Amérique du Nord comme au Texas, en Louisiane, en Pennsylvanie et en Arkansas. Il souligne que le Québec ne devrait plus hésiter, ne pas se doter d’un moratoire mais plutôt « adopter la réglementation nécessaire afin de protéger l’environnement et […] garantir instant laons que les propriétaires fonciers reçoivent une indemnité adéquate pour permettre aux exploitants de gaz naturel d’accéder à leur terrain. »

Comme l’auteur le souligne, le Nouveau-Brunswick, « […] va de l’avant avec le développement de son propre gaz de schiste conformément à un cadre réglementaire détaillé et défini dès le départ afin d’assurer la protection de l’environnement. » Le gouvernement de cette province encadre les activités des exploitants, grâce à un plan détaillé, des règles strictes et des mécanismes de surveillance.

L’article complet décrit le plan mis en place par le Nouveau-Brunswick et les démarches entreprises pour y arriver.

« L’eau de l’industrie des gaz de schiste est plus facile à traiter que les égouts » – un technicien en assainissement des eaux de Trois-Rivières

10.12.2010

En entrevue au Nouvelliste, Steve government loans for bad credit Hamel, technicien en assainissement des eaux à la Ville de Trois-Rivières, a affirmé que l’eau de fracturation était beaucoup plus facile à traiter et qu’elle contient moins de produits chimiques que celle des égouts. Aussi, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a délivré la certification afin que les boues se trouvant au fond des étangs de décantation de Trois-Rivières puissent servir à l’épandage agricole, et ce, même si la Ville traite les eaux de fracturation depuis deux secured bad credit personal loan ans. Il s’agit de la démonstration que l’eau de fracturation n’est pas aussi toxique que les opposants au gaz de schiste le laissent entendre.

L’article intégral du Nouvelliste paru le 7 décembre 2010 est disponible en ligne.