Information sur les reportages publiés sur les émanations mineures de gaz naturel

07.01.2011

Les médias ont récemment rapporté que des émanations mineures de gaz naturel avaient été observées lors d’inspections réglementaires. Nous tenons à confirmer que les puits sont inspectés régulièrement par les compagnies qui les exploitent, ainsi que par les autorités gouvernementales. Les membres de l’APGQ procèdent toujours à l’inspection de l’équipement qu’ils installent dans les puits, en particulier le coffrage qui protège la nappe phréatique.

Dans le développement des gaz de schiste, Il existe un faible potentiel d’émanations de gaz naturel ou de liquide vers la surface. Dans l’industrie, on nomme ce phénomène « émanations de l’évent de tubage de surface (ÉÉTS) et la migration de gaz (MG) ». Le risque principal associé à ce genre d’émanations est celui de la sécurité. En ce sens, il est important de savoir qu’il n’y a aucun danger pour la population ou les travailleurs résultant de ces émanations.

L’identification et la gestion des ÉÉTS et de la MG est une pratique bien établie et réglementée dans l’industrie. Les têtes de puits sont équipées d’un évent de tubage de surface qui permet au gaz naturel de s’échapper de façon sécuritaire dans l’atmosphère. L’exploitant exerce une surveillance régulière de l’évent. Les vérifications et la surveillance sont également réalisées de façon routinière durant toute la durée de vie du puits. Si une émanation d’évent de tubage de surface est détectée, elle est signalée au ministère des Ressources naturelles et de la Faune et une étude plus détaillée est menée. À la suite de cette étude, les émanations sont catégorisées et les mesures correctives appropriées sont déterminées en concertation avec les autorités gouvernementales et selon les pratiques standardisées de l’industrie. La plupart du temps, les risques reliés aux émanations de gaz sont si faibles que seule la surveillance est nécessaire. La réparation immédiate n’est pas requise et les mesures correctives sont réalisées à la fermeture du puits. Ceci correspond à toutes les normes de production gazière établies en Amérique du Nord.

Il est important de comprendre que la présence de gaz naturel à la surface n’est pas une indication qu’il y a migration de gaz dans un aquifère. Au Québec, ainsi que dans d’autres provinces et états, il n’est pas hors du commun de retrouver du gaz naturel dans les sols et les nappes d’eaux souterraines. On retrouve du gaz naturel assez communément dans les puits d’eau indépendamment des activités pétrolières et gazières. Le gaz naturel prendra le trajet de la moindre résistance et migrera, en règle générale, vers la surface plutôt que dans un aquifère.

Protéger la population, les travailleurs et l’environnement est une préoccupation très importante pour notre industrie. C’est pourquoi nous travaillons avec des normes de sécurité bien établies. Aucune industrie n’est sans risque. Cependant, les risques dans l’industrie du gaz naturel sont très bien connus, comme le sont les solutions et les mesures de sécurité et de protection de l’environnement. Les normes réglementaires pour ces questions notamment sont en place dans de nombreux autres domaines.

Quelle est la cause des ÉÉTS et de la MG ?

L’identification et la gestion des ÉÉTS et de la MG est une pratique bien établie dans l’industrie. Ces phénomènes sont occasionnés par un colmatage incomplet entre le ciment et le tubage de surface ou entre le ciment et la paroi rocheuse. Un colmatage incomplet peut entrainer la création d’un passage qui permet à un gaz ou un liquide de s’échapper vers la surface. Même s’il y a des émanations de gaz naturel dans l’atmosphère, l’émission de GES n’est pas significative et toutes les régions productrices de gaz naturel déjà en opération le savent.

Les commissaires du Bureau d‘audiences publiques sur l’environnement (BAPE) travaillent en ce moment à la rédaction de leur rapport qui servira d’encadrement à l’industrie du gaz naturel de schiste au Québec. Cet organisme fera des recommandations au gouvernement d’ici à la fin du mois de février. Nous attendons leur rapport et souhaitons travailler avec le gouvernement afin d’établir le cadre réglementaire qui entourera notre industrie, qui est, on le rappelle, en phase d’exploration pour quelques années encore.